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Les séquences de l'exposition

 

Les séquences de l’exposition - L 'archéologie à Marseille

 

Inaugurée en 1952 lors des fouilles du Grand Congloué, en baie de Marseille, l’archéologie sous-marine française est une discipline jeune qui doit sa naissance à l'invention du scaphandre autonome en 1943 par Jacques-Yves Cousteau et Émile Gagnan.

La mise au point de cet équipement et sa diffusion permirent pour la première fois à un public élargi d’accéder au « monde du silence » et entraîna la localisation d’un très grand nombre d’épaves, d’abord en Méditerranée puis sous tous les océans.

L'effet immédiat fut la multiplication dans les années 1950-60 des découvertes d'épaves cependant que se généralisait un intense pillage auquel une petite poignée d’archéologues tentait difficilement de s’opposer.

Il fallait réagir ! Décidée par André Malraux, alors ministre des Affaires Culturelles, la création, en 1966, de la Direction des Recherches Archéologiques Sous-Marines (DRASM), suivie dès 1967 du lancement du navire de recherche archéologique L'Archéonaute, a très vite doté la France du premier service officiel au monde chargé de gérer administrativement et d’étudier scientifiquement le patrimoine immergé. L’impulsion était donnée et les années 1970 furent marquées par l'immersion d’un nombre croissant d’archéologues désireux de conduire par eux-mêmes la fouille méthodique d'épaves, quasi exclusivement antiques, perdues sur le littoral provençal. L’étude de l’épave romaine de la Madrague de Giens est emblématique de cette période.

Au cours des années 1980, ces chantiers archéologiques sous-marins prospérèrent en Méditerranée et la communauté des chercheurs, professionnels et amateurs, gagna en maturité. Dans ce même temps, à l'initiative de quelques rares pionniers préoccupés du sort réservé aux épaves de la Manche et de l'Atlantique, la conquête du Grand Ouest donna lieu à son tour à de grands chantiers fondateurs, tels ceux de Ploumanac’h ou de l'Aber Wrac'h. Ceux-ci allaient amorcer au Ponant l’aube d’une archéologie sous-marine plus largement professionnalisée et fréquemment dédiée à une génération d’épaves plus récentes, d’époque moderne et contemporaine, dorénavant découvertes au cours de longues recherches en archives, d’enquêtes auprès des pêcheurs ou de prospections en mer.

Trait d’union entre les hommes, les navires s’affranchissent volontiers des frontières; aussi leurs épaves sont partout ! Formés en Méditerranée ou en Atlantique, les archéologues sous-marins français se sont donc à leur tour exportés, sillonnant dès les années 1980 les horizons lointains en quête d’une mémoire immergée plurimillénaire peuplée d’épaves insolites et de sites fascinants.

 

Collections musée d'archéologie, musée d'histoire, docks romains, site archéologique de la Bourse

Cet exceptionnel vestige d’entrepôt romain évoque l'activité portuaire de Marseille entre le VIe siècle avant notre ère et le IVe siècle de notre ère.

La vocation même de la ville comme port de transit s'y révèle grâce aux témoignages des objets présentés, fruits des recherches archéologiques sous-marines : amphores, éléments d'accastillage, objets de la vie quotidienne…

Créé en 1963 par Fernand Benoît, le père de l'archéologie sous-marine, le musée des Docks romains a eu dès son origine un lien très fort avec l'archéologie sous-marine puisque Fernand Benoît l'a imaginé comme un centre d'interprétation sur le commerce maritime antique. Élément majeur de la Voie Historique, le musée des Docks romains expose aujourd'hui, autour des vestiges d'un entrepôt portuaire antique conservés in situ et classés Monument Historique, le mobilier de vingt épaves antiques découvertes dans la rade de Marseille. Il illustre ainsi les échanges commerciaux de la cité phocéenne avec la Méditerranée pendant le premier millénaire de son histoire.

  • Site archéologique de la Bourse

Ce site qui abrite le port antique de Marseille présente les résultats de la première grande fouille archéologique urbaine en France (1967-1983). Témoignant des débuts de la plus ancienne ville de France, cette fouille a été motivée par la construction d'un complexe administratif et commercial – le futur Centre Bourse – là où l’existence de vestiges était connue depuis 1913, quand fut découvert le mur dit « de Crinas ».

L’archéologie y a notamment révélé une topographie insoupçonnée pour la ville antique avec le complexe portuaire romain, la voie dallée grecque puis romaine et enfin la porte et les remparts hellénistiques de la ville de Massalia.

Ville portuaire dès ses origines, la cité phocéenne s'enorgueillit d'un patrimoine maritime et naval considérable exposé (en partie seulement !) dans les musées de la Voie Historique. Le Musée d'Histoire de Marseille est ainsi à l'heure actuelle l'un des musées les plus riches au monde en terme d'épaves antiques puisqu'il expose six navires datant, pour deux d'entre eux, des premières décennies de la ville grecque (VIe s av. J.-C.) et, pour les quatre autres, de l'époque romaine (Ier-IIe s ap J-C.).

Le musée des Docks Romains, dans un ancien entrepôt portuaire, présente lui aussi une épave d'époque romaine (IIe-IIIe s ap. J.-C.) qui a la particularité d'avoir été découverte dès le XIXe s tout près du site archéologique du Port antique. Ce lien avec l'architecture navale ne se limite toutefois pas à l'Antiquité comme l'attestent l'ancre du Grand Saint Antoine (1720) et la figure de proue de la frégate Pomone (XVIIIe-XIXe s) ainsi que les nombreuses maquettes, peintures et dessins de navires qui jalonnent les séquences médiévales, modernes et contemporaines du musée d'Histoire de Marseille. Il se perpétue également avec l'acquisition récente d'une barquette marseillaise du XXe s, témoignage de la dernière construction navale en bois marseillaise.

Quant aux hommes et aux objets que transportaient ces navires, l'archéologie sous-marine est venue, depuis sa naissance en 1952 dans les eaux marseillaises, en apporter des traces matérielles variées et abondantes comme celles issues des fouilles de la Quarantaine au Frioul, puissantes comme celles du Grand Congloué voire exceptionnelles comme celles de Tiboulen.

Dans ces deux musées, amphores antiques, jarres médiévales, vaisselles modernes, cargaisons contemporaines, lingots de métal, objets de la vie à bord viennent faire écho aux sources écrites et picturales retrouvées à terre et aux nombreux dispositifs pédagogiques ou numériques mis à disposition du public.


 

La Magie des fonds marins...

 

Au fil du parcours, les neuf séquences de l'exposition temporaire déclinent l'histoire de l'archéologie sous-marine, ses champs d’études, ses passionnants défis et ses innovations sans cesse renouvelées. Des boites « mystère » abritent des objets énigmatiques qui viendront provoquer la curiosité des visiteurs, notamment des plus jeunes.

 

  • « Le temps des pionniers »
  • « Voyages et commerce maritime »
  • « Coques en stock »
  • « La poudre et les épices »
  • « Des hommes à la mer ! »
  • « De rouille et d'os »
  • « La mer est le plus grand musée du monde»
  • « Entre terre et mer »
  • « La route des abysses »

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